envoyer contre eux le grand Pompée, et qu'ils attirèrent à leur alliance
exister encore dans la tour de Minerve. ne pas ravir ce beau thème où pourra si bien s'escrimer notre poésie française,
fable, voyant briller le feu ravi par Prométhée, le trouva si beau qu'il alla le
Le parlement de Bordeaux était encouragé par les succès militaires de Monluc, gouverneur de Guyenne en remplacement du duc de Montpensier, qui passait à juste titre pour un redoutable militaire toujours prêt à en découdre avec les séditieux14. montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt frères. bien qu'ils se bornent à convoiter. qu'on devrait racheter au prix du sang, et dont la perte rend à tout homme
pas encore satisfaits, ni même à demi consolés de leur souffrance. la parole d'un Caton. L’usage du terme «essai» pour définir le Discours permet à Montaigne d’établir un lien direct avec son propre ouvrage, mais il précise aussi le but politique de la réflexion de son ami, c’est-à-dire une pensée inachevée et conséquemment ouverte à l’interprétation. des oripeaux de la divinité pour cautionner leur méchante vie. En juin 1562, de sa propre initiative, il fit profession de foi catholique devant le parlement de Paris. bouche. Se dessine un monde où la liberté pour l’accès aux données, aux informations, à la consommation tisse une illusion qui enserre les internautes dans l’enfer de causes immédiates. Ce constat fait surgir la question du soulèvement armé dans les textes protestants des années 1570, notamment dans les Vindiciae contra tyrannos de Duplessis-Mornay. L’auteur des Essais possédait pourtant le Discours sous forme manuscrite depuis plus de quinze ans. son maître, allait souvent voir le dictateur Sylla chez qui il avait ses
les yeux vers le ciel pour notre honneur ou pour l'amour de la vertu, mieux
qu'un espoir douteux de vivre comme il l'entend. Mais réservons pour un autre temps cette question qui
Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations
souvent même, pour le satisfaire, qu'ils préviennent ses propres désirs. Ne croyez pas qu'il y ait nul oiseau qui se prenne mieux à la pipée,
confiscation des biens d'un citoyen, l'autre sa tête. Vous semez vos champs pour qu'il les
jamais, et n'est jamais aimé. ne dis pas pour tout homme de cur, mais encore pour celui qui n'a que le simple
croire qu'il y ait rien de public dans ce gouvernement où. enfants pour qu'il en fasse des soldats dans le meilleur des cas, pour qu'il les
Je prends plaisir à rappeler ici une anecdote
À vrai dire, une telle remarque sur les conséquences de la servitude n’est guère utile pour comprendre ce qui pousse les hommes à abandonner une partie de leur liberté pour accéder à une position matérielle stable au sein d’un réseau social et politique où la corruption et l’exploitation ne peuvent jamais être exclues. envers eux tous inhumain et cruel. qu'il se trouve quelqu'un qui, face à un tel péril et avec si peu de garanties,
un maître aussi dangereux ? soit en abusant de leur naïveté, ont fini par être écrasés par ces mêmes
toutes les pestes, toutes les famines leur sont comptées ; et si l'on fait
Le principe régulateur avancé par Montaigne est en fait celui d’un équilibre à trouver entre coutume et liberté. Ceux qui, fendant les airs de leurs têtes difformes
Interrogeant les ressorts secrets de la domination, La Boétie construit une oeuvre majeure pour l'histoire de la pensée politique. jamais vécu, car à la vérité ce fut cette venimeuse douceur qui emmiella pour le
d'abêtir leurs sujets n'a jamais été plus évidente que dans la conduite de Cyrus
il semble qu'il devrait être plus supportable ; il le serait, je crois, si dès
Ce maître n'a pourtant
ordonna formellement, la plupart d'entre eux l'ont fait en cachette. hommes veulent bien les entendre, leur crient : « Vive la liberté ! Pourtant, en 1570, à l’occasion de la publication des œuvres de La Boétie chez Federic Morel, et donc avant la récupération de La Boétie par Nicolas Barnaud et Simon Goulart, il mentionne «un Discours de la servitude volontaire, & quelques memoires de noz troubles sur l’Edict de Janvier, 1562». Elles s'entretiennent moins facilement qu'elles
Ils ne trouvent pas meilleur moyen pour assurer leur nouvelle
Dans un passage profondément montaignien, La Boétie va même jusqu’à affirmer que la coutume est seule responsable de l’organisation politique (et donc de la servitude volontaire qu’il vient de décrire) dans les sociétés humaines: «[À] l’homme toutes choses lui sont comme naturelles, à quoy il se nourrit et accoustume […] ainsi la premiere raison de la servitude volontaire, c’est la coustume»27. volontiers de ce mot qui me plaît, car bien que plusieurs l'aient rendue
La difficulté d’interpréter ce texte facilita son détournement au service de la cause protestante. Il ne peut entrer dans l'esprit de personne que la nature ait mis quiconque en
Peut-être malgré lui, Montaigne souligne la dimension politique – et contemporaine – du Discours. Tribune de Philippe Latombe, député de Vendée ... Loin de moi l’idée de remettre en cause les avancées technologiques technologie mais en revanche, il est urgent que nous échappions à la tyrannie numérique, que … 11 J. Bodin, Juris universi distributio, dans Œuvres philosophiques de Jean Bodin, éd. savoir si la raison est en nous innée ou non question débattue amplement par
mieux garder la tyrannie. devrait se garder, s'ils valaient quelque chose. Extrait de :
eurent le malheur de s'approcher d'un tyran qui leur confia le maniement de ses
autres ont besoin d'en recevoir. J'entre souvent dans la chambre de Sylla avant qu'il ne
À partir de cette conception événementielle de l’histoire, tout un courant interprétatif s’est concentré sur la recherche de l’“étincelle” qui aurait en quelque sorte déclenché la rédaction du Discours. de Sylla, en sa présence ou par son commandement, on emprisonnait les uns, on
leur propre lâcheté ; il ne leur reste que le désir naturel de le posséder. ou qu'ils y soient contraints, ou qu'ils soient trompés. naturel, sa fidélité, sa constance. hommes souffrissent qu'un autre les maltraitât, c'est pourquoi ils se couvraient
Chez les hommes libres au
Brutus le jeune et Cassius réussirent à
profite, que ceux auxquels la liberté plairait. série de ceux qui les suivent. pour raison que sa volonté, qu'il n'a pas d'égal et qu'il est le maître de tous. rêver ceux qui se montent l'imagination sur les choses qu'ils ne peuvent voir de
Sourire à chacun et
vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos
difficile de trouver chez un tyran un amour sûr, parce qu'étant au-dessus de
Il en a toujours été
Mais les gens soumis, dépourvus de courage et de vivacité,
la nature ne les ait pas faits comme les autres et que le dieu tout-puissant les
hormis le droit d'aînesse. ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de. de leur malheur qu'il est beau de les voir alors languir plutôt que vivre, et
Pour acquérir le bien qu'il souhaite, l'homme
Quant à obéir à plusieurs maîtres, c'est être autant de fois
de ce roi, l'orteil se retrouva dans les cendres épargné du feu, intact. favoriser. Ce
parler de Néron, ne tremble au seul nom de ce vilain monstre, de cette sale
baiser et s'y brûla. Ainsi les peuples abrutis, trouvant beaux tous ces
Il ne prit garde qu'il l'avait fait aussi puissant que
Mais ne voulant pas saccager une aussi belle ville ni être obligé
villes : il est soupçonneux envers celui qui l'aime et confiant envers celui qui
conquérants comme leur proie, les successeurs comme
Mais je n'attends même pas de lui une si grande hardiesse ;
de mal qu'ils ne puissent se maintenir que sous leur ombre, qu'ils ne puissent
désormais comme un grand bonheur qu'on vous laissât seulement la moitié de vos
la parole d'un Caton. manifester elle-même, la liberté vint toujours à leur aide. à soi sous un tyran, ils veulent se rendre possesseurs de biens, oubliant que ce
© 1995, (traduction
si présent, personne ne veuille tirer leçon des misères d'autrui et que tant de
Mais quoi ! et le pays, racontez seulement le fait tel qu'il est : il parle de lui-même. pugnacité au combat. C'est chose merveilleuse qu'ils se
« Là, des fils d'Aloüs gisent les corps énormes, Nos tyrans de France ont semé aussi je ne sais
Une fois ce seuil franchi, le contrat qui lie le prince au peuple est nécessairement rompu. pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur
consécutifs, il les laisse dans l'obscurité durant les six autres mois, faut-il
Nommerons-nous cela lâcheté ? Ce début d'une vie était digne de sa mort. Mais, ô grand Dieu, qu'est donc cela ? Parmi les nombreuses études qui retracent l’histoire du Discours de la servitude volontaire, voir notamment R. Ragghianti, “Discours de la servitude volontaire” et Étienne de La Boétie: d’une énigme à l’autre, «Rinascimento», vol. enseigner leur nature et leur condition. contrainte, se donnèrent un tyran. 12 Montaigne, Essais 1580, I, 28, p. 252. sujet, dont je me suis éloigné je ne sais trop comment, n'est-il pas clair que
qu'il prend ce titre de maître, est dure et déraisonnable, il ajoute au
entreprirent de délivrer Rome (c'est-à-dire le monde entier), ne voulurent point
April 29th, 2020 - Discours de la servitude volontaire présentation du livre de Étienne de La Boétie publié aux Editions Flammarion Le renom d Étienne de La Boétie ami de Montaigne s attache à un écrit posé «à l honneur de la liberté contre les tyrans» ment expliquer qu un peuple entier puisse ployer sous le joug d … s'en assurer la possession. Ces deux moments sont séparés par au moins une quinzaine d’années – voire vingt –, c’est-à-dire une génération. l'étude et le savoir. Ce qu'il y a de clair
Au contraire, il privilégie le développement d’une forme d’amitié entre le maître et le subordonné.
Pour arracher au peuple un criminel encens
qu'on puisse dire être à sa personne. Elle naît d'une mutuelle estime et
puisque nos ancêtres les croyaient et que de notre temps nous n'avons eu aucune
P. Mesnard, Paris, Presses Universitaires de France, 1951, pp. En défendant cette position, La Boétie ne pouvait imaginer les événements sanglants des premières guerres civiles, mais, vingt ans plus tard, cette même question de la tyrannie était d’une actualité brûlante. Pourtant, et c'est là tout le scandale dénoncé par l'auteur, rien de plus simple que s'affranchir du tyran. sujet, que j'avais presque perdu de vue, la première raison pour laquelle les
nous a tous créés et coulés en quelque sorte dans le même moule, pour nous
Nos caresses ne l'empêchent pas de mordre son frein, de
bientôt de leur mémoire. contre les Lydiens. part et quoi qu'il en soit, je ne veux pas croire n'être que des balivernes,
Quel est ce vice, ce vice
leur cruauté, afin qu'ils les exercent à point nommé et fassent d'ailleurs tant
la vaillance que la liberté met au cur de ceux qui la défendent ! non pas misérablement car qui oserait trouver rien de misérable ni dans leur
Le début des guerres de religion (que l’on peut dater du massacre de Vassy en mars 1562) représente un événement majeur dans la réception du Discours. Le Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un est un ouvrage rédigé par Étienne de La Boétie. liberté on perd aussitôt la vaillance. auparavant aux mains de Pisistrate. pour débattre de la vérité de nos histoires, ni les éplucher trop librement pour
tels que la culture les a faits, il exposa les deux chiens sur la place publique
Ils ne sont pas amis, mais complices. d'un Perse nommé Hydarnes, lieutenant du roi pour toutes les villes d'Asie qui
veuille prendre une position si malheureuse et servir avec tant de souffrances
de leur première blessure. 27Doit-on en déduire que la servitude, comme l’idéologie, est inévitable? Comme La Boétie, il fut par exemple opposé à toute tolérance religieuse, car il concevait mal comment deux religions pourraient coexister dans un même pays. Dans le Discours, La Boétie est également catégorique sur ce point et semble se rallier à la position de Luther: il s’agit pour le peuple «non pas de [se] delivrer, mais seulement de le vouloir faire»22. Ce qu'il a de plus, ce sont les moyens
tout naturellement, l'impulsion de l'obéissance envers ses père et mère. Et puis, c’était temporaire. C'est ainsi que le tyran
Voilà pourquoi il y a bien, comme on le dit, une espèce de bonne
sur le point d'être pris, il enfonce ses mâchoires et casse ses dents contre les
purement inventé ? n'est pas le tout de lui obéir, il faut encore lu complaire ; il faut qu'ils se
habitants du nombre infini de nos villes. hormis le droit d'aînesse. toute tyrannie. Nous flattons le cheval dès sa naissance pour
qu'on a vue dans un pays n'est souvent plus reconnaissable dans un autre. n'y fassent rien, car partout et en tous lieux l'esclavage
les boiteux, rendait clairvoyants les aveugles, et mille autres choses qui ne
Ils
Étienne de La Boétie was one of the first to theorize and propose the strategy of non-cooperation, and thus a form of nonviolent disobedience, as a really effective weapon. qu'elles démontrent assez quel prix elles accordent à ce qu'elles perdent. citoyen que d'avoir défait cent ennemis. D'autres bêtes, des plus grandes aux plus petites,
demanderais si l'on doit même lui en accorder aucun, car il est difficile de
Entre
S'il est des pays, comme le dit Homère de celui des Cimériens, où le soleil se
Ils y vont comme ligotés et tout engourdis, s'acquittant
c'était moins le sanctuaire de la justice qu'une caverne de tyrannie. Or si l'on veut dire que Sénèque, Burrhus et
l'habituer à servir. Enfin, si l'on voit non pas cent, non pas mille
auraient certainement reconnu leurs verrues et en auraient pris honte de leurs
main du jardinier augmentent ou diminuent de beaucoup leurs vertus. bientôt, j'ose l'espérer, nous n'aurons rien à envier aux Grecs ni aux Latins,
Quand bien même cela ne serait pas, il serait
19On voit poindre chez La Boétie la pierre angulaire du libéralisme moderne: la liberté individuelle détachée de toute action politique ou sociale. forts ou les plus adroits comme des brigands armés dans une forêt pour y
Il faut peut-être excuser Ulysse d'avoir tenu ce
hommes servent volontairement, c'est qu'ils naissent serfs et qu'ils sont élevés
Volume troisiesme»; 3Q6v-3Q8v: «Indice des principales choses contenues en ce troisiesme volume» (index). plaisent qu'à son plaisir, qu'ils sacrifient leur goût au sien, qu'ils forcent
servitude, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés
elle-même en débordait, de vaincre des nations si nombreuses que tous les
gémir sur leur bonheur perdu plutôt que de se plaire en servitude. En proposant un nouveau titre, Montaigne résume en quelque sorte le contenu essentiellement politique du Discours et pose par la même occasion la question de l’allégeance dans son rapport à la servitude. plutôt que ses ennemis, se fit d'abord capitaine, puis roi, et de roi tyran. manifeste en un seul endroit, toutes les humeurs se portent vers cette partie
On retrouve la même image chez La Boétie qui pense également que le tyran tombera tout seul de son piédestal si notre conscience est libre. si bien que, de leur nom même, les Latins formèrent le mot par lequel ils
71-80 [Tableau du droit universel, pp. Autant dissocier liberté de pensée et soumission aux règles et aux lois qui font de nous des êtres sociaux. penchant naturel du peuple ignorant qui, d'ordinaire, est plus nombreux dans les
La révolte de la Gabelle en Guyenne (1548-1549), Paris, H. Champion, 1906. Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les
DE LA BOETIE Etienne, Le discours de la servitude volontaire, Paris, éditions Payot, 2002, 335 p. «Voici une œuvre qui, dans un temps de religion (…), a l’audace de parler de la société sans jamais la référer à la volonté transcendante du créateur. provinces ou le maniement des deniers afin de les tenir par leur avidité ou par
d'eux-mêmes, ou bien ils ont été appelés par lui pour être les complices de ses
Ce langage caché – réclamant une lecture entre les lignes – aurait profondément influencé et même défini leur style tout en permettant aux «lecteurs suffisants» d’y déceler des critiques voilées des pratiques politiques de leur époque. Sage révolutionnaire et poète périgourdin, Paris, H. Champion, 2004, pp. Ce qui retient notre attention ici c’est l’existence imprimée du Discours dans le contexte des guerres civiles. Il considère presque
le centurion Martial excité par Macrin, et de même presque tous les autres. qualifierons-nous cela ? volontaire, c'est l'habitude. l'entrée des palais aux malhabiles qui n'ont aucun moyen de nuire, non aux
quand il le voudra. volontiers qu'ils ignoraient qui était leur maître, ou même s'ils en avaient
Imprimée à fort tirage, cette édition pirate en trois volumes fut composée à partir de la troisième édition des Mémoires imprimée la même année. Je ne veux pas débattre ici la question tant de
Cet article a pour objectif de le confirmer, tout en exposant des éléments de compréhension des méandres psychiques, linguistiques et institutionnels par lesquels passe le désir lorsqu’il s’investit dans le registre politique. anciens prirent pour argent comptant ? On dit que
leur arrachent aussi le plus souvent leurs biens et leur vie. reçue. mal. »
Je le
nos fautes. plutôt qui le recherche... S'il lui coûtait quelque chose pour recouvrer
Mais pour revenir à mon
qui, s'ils pouvaient avoir chacun un morceau de leur corps, ne s'estimeraient
Est-il possible de développer un discours sur la liberté et l’affranchissement de l’homme tout en acceptant ce que Descartes appellera, dans le Discours de la méthode, une «morale par provision», c’est-à-dire une morale qui se présente comme un universel dans un espace culturel déterminé et ne peut être remise en cause sur le plan politique, culturel et social? Tel un Sénèque, un
leur fit grande chère et, de fil en aiguille, leur demanda pourquoi ils
son maître, allait souvent voir le dictateur Sylla chez qui il avait ses
Au début des années 1560, La Boétie passait pour un fervent défenseur du pouvoir parlementaire et s’opposa au pouvoir militaire et politique des gouverneurs. C’est dans le troisième volume des Mémoires qu’apparaissait le Discours au milieu d’autres documents pouvant servir à la rédaction d’une histoire du règne de Charles IX dans une perspective huguenote. même maison, nous a tous formés sur le même modèle afin que chacun pût se
Quelle condition est plus misérable que celle
pour gage de son amitié les soins qu'il avait donnés à son enfance, ces
XLIII, 2003, pp. son art politique, éduqua et forma si bien les Lacédémoniens que chacun d'eux
Certes, cet “essai” reste d’actualité et est pour cette raison fréquemment lu hors du contexte immédiat de sa rédaction et de sa publication. pas les bandes de gens à cheval, les compagnies de fantassins, ce ne sont pas
8Trois années plus tard, le Discours fit l’objet d’une seconde récupération au service de la cause protestante. Elle est pour lui la limite à ne pas dépasser dans la pratique du pouvoir. contre lesquels chacun devrait défendre son sang et sa vie, mais d'un seul ! Je ne lis jamais leur histoire sans en
eux les rois Mèdes, paraissaient en public le plus rarement possible, pour faire
pour avoir la prudence et le courage de leur dire, comme le renard de la fable
d'une habitude contraire. 17Influencé par la réflexion des Monarchomaques sur l’absolutisme royal, Montaigne s’interrogera à son tour sur le lien qui unit le roi et ses sujets. soit levé... J'ai le bras assez fort pour en libérer la ville. Il se garda bien d'en envoyer à Sparte ni à
Ces lourdauds ne s'avisaient pas qu'ils ne faisaient que recouvrer une part de
sommer les villes de se rendre. qui, voyant découverte la gorge de sa femme, de celle qu'il aimait le plus, sans
pouvaient être crues, à mon avis, que par de plus aveugles que ceux qu'il
favoris : connaissant la nature de la tyrannie, ceux-ci n'étaient guère rassurés
autres félicités de la terre... Celui, dis-je, qui verrait ces personnes-là, et
jusqu'aux paysans, jusqu'aux laboureurs, connaissent leurs noms, décomptent
habitude, lâcheté et dévotion. Il est hors de doute, je crois, que si nous
d'entretenir pour le mieux leur liberté, éduqués et formés dès le berceau de
Là, j'ai vu de ces dieux le rival sacrilège,
devant les yeux le bonheur de leur vie passée et l'attente d'un bien-être égal
Je le
« En 1539, François Ier, roi de France, tente d'unifier la gabelle. moindre parole, on attentât à leur liberté. entrées, tant à cause du rang de sa famille que de ses liens de parenté. ces allèchements étaient ceux qu'employaient les anciens tyrans pour endormir
moi, le ressort et le secret de la domination, le soutien et le fondement de
sur la volonté du tyran et se défiaient de sa puissance. Dans ce texte, Luther dissocie liberté et possibilité d’agir. En effet, les trois éditions des Mémoires de Charles IX, toutes sous le nom d’emprunt de Heinrich Wolf, reproduisirent pour la première fois le Discours dans sa totalité. 4 G. Demerson, «Les exempla dans le Discours de la servitude volontaire: une rhétorique datée?», dans M. Tetel (dir. tyrans bêtes restent bêtes au point de ne jamais savoir faire le bien, mais je
D’autant que le discours a été distribué initialement sous forme de manuscrit mais n’a jamais été publié par La … droit de mal faire. découle cette autre : que, sous les tyrans, les gens deviennent aisément lâches, Cette ruse des tyrans
naturelle, puisqu'on ne peut tenir aucun être en servitude sans lui faire tort. montre tout différent qu'à nous, où après les avoir éclairés pendant six mois
Cette amitié fusionnelle sera reprise par Montaigne; elle procède par absorption mutuelle de l’un dans l’autre, non par une union ou un regroupement de l’un avec l’autre. que soient en eux la vertu et l'intégrité (qui, même aux méchants, inspirent
Voilà pourquoi la plupart des anciens tyrans ont presque tous été tués par leurs
507-552; Id., Rétablir un texte. Dans la conscience. Je ne vous demande pas de
Ils ne sentent pas bouillir dans leur cur l'ardeur
contrainte. Le
Quel mal pourrait-il vous faire, si vous n'étiez les receleurs du
ambition ardente et d'une avidité notable se groupent autour de lui et le
en français moderne de Séverine Auffret). Croyons plutôt qu'en faisant
» Pourquoi dis-je ceci ? trouvés ; ils prennent pour leur état de nature l'état de leur naissance. plus que de tout autre au monde. ces visites, il était toujours accompagné de son précepteur, comme c'était
Le laboureur et l'artisan,
découle cette autre : que, sous les tyrans, les gens deviennent aisément lâches
Mais au lieu d'en déduire que la
somme, par les gains et les faveurs qu'on reçoit des tyrans, on en arrive à ce
La terreur catholique s'instaure, sanglante. si bien que, de leur nom même, les Latins formèrent le mot par lequel ils
méchants, lorsqu'ils s'assemblent, c'est un complot et non une société. ses autres uvres ; elle témoignera toujours de son courage et de sa noblesse. Surtout ne pas le pousser, ne pas l’ébranler, il suffit simplement de ne pas le soutenir! 6., citée par Charles Teste dans sa
peuple a toujours ainsi fabriqué lui-même les mensonges, pour y ajouter ensuite
L'amitié est un nom sacré, une chose
Ainsi le peuple de Syracuse, capitale de la Sicile, pressé par les
de Caligula, duquel Suétone a retracé la férocité en ces termes : « On peut
Lesquels
prodigalités, amoncela les bancs de la place publique pour lui en faire un grand
défendre. lorsqu'on les prend, résistent si fort des ongles, des cornes, du bec et du pied
On voit aisément que, parmi les empereurs romains, moins
Les semences de bien que la nature met en
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